CHIRURGIEN DENTISTE
Extraction dentaire et préservation osseuse — Guyancourt (Yvelines)
Lorsqu'une dent est trop délabrée, fracturée ou condamnée par une infection, son extraction devient parfois la seule option. Mais dans la pratique implantaire moderne, l'extraction n'est plus un acte isolé : elle s'intègre dans une réflexion globale sur le projet prothétique futur, avec un objectif central — préserver l'os et les tissus pour permettre, lorsqu'elle est souhaitée, la pose d'un implant dans des conditions optimales.
Au cabinet du Dr Hedjazian, à Guyancourt, chaque extraction fait l'objet d'une planification préalable : analyse 3D de la dent et de son environnement, anticipation du projet implantaire, choix de la technique la plus adaptée pour préserver le capital osseux. Le cabinet prend également en charge les extractions chez les patients à risque médical (anticoagulants, bisphosphonates, oncologie, diabète, polypathologies) — souvent reportées ou refusées ailleurs faute de plateau adapté.

Pourquoi l'extraction est-elle devenue un acte technique ?
Une extraction "classique" — c'est-à-dire réalisée sans précaution particulière — s'accompagne d'une résorption naturelle de l'os dans les semaines qui suivent. En quelques mois, le volume osseux peut diminuer de 40 à 60 %. Cette perte rend ensuite la pose d'un implant plus difficile, parfois impossible sans greffe préalable.
Aujourd'hui, des techniques d'extraction dite atraumatique permettent au contraire de :
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Préserver les parois osseuses fines (vestibulaire et palatine)
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Maintenir le volume gingival
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Limiter la résorption alvéolaire post-extraction
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Faciliter la pose ultérieure d'un implant, ou la rendre possible le jour même
Cette approche moderne nécessite des instruments adaptés (périotomes, élévateurs fins, piezo-chirurgie selon les cas), un geste précis, et une planification préalable sur scanner 3D.

Trois scénarios après extraction
Selon la situation clinique et le projet du patient, trois options peuvent être envisagées au moment de l'extraction.
1. Extraction-implantation immédiate
L'implant est posé le jour même de l'extraction, dans l'alvéole de la dent extraite. Cette approche permet de raccourcir significativement le délai global de traitement, et de préserver au maximum les tissus osseux et gingivaux. Elle nécessite des conditions précises : absence d'infection active, paroi osseuse intacte, stabilité primaire de l'implant possible. Cette technique est planifiée en amont sur scanner 3D.
2. Préservation alvéolaire (extraction + comblement)
Lorsque la pose immédiate d'un implant n'est pas indiquée, un biomatériau de comblement peut être placé dans l'alvéole pour limiter la résorption naturelle. Cela permet de conserver le volume osseux pendant les 4 à 6 mois de cicatrisation, et de faciliter la pose ultérieure d'un implant — parfois même en évitant une greffe osseuse plus lourde.
3. Extraction simple avec cicatrisation naturelle
Lorsqu'aucun projet implantaire n'est envisagé, ou lorsque la situation ne le justifie pas, l'extraction peut se faire avec cicatrisation naturelle. Le patient est alors informé du processus de résorption progressif et des conséquences possibles à long terme (modification du profil osseux et gingival).


Le PRGF : un atout central pour la cicatrisation
Le cabinet utilise systématiquement le PRGF (Plasma Riche en Facteurs de Croissance) dans le cadre des extractions, en particulier pour les patients à risque ou en cas de projet implantaire ultérieur.
Le PRGF est un concentré plaquettaire autologue, préparé à partir d'un simple prélèvement sanguin du patient en début d'intervention, puis centrifugé pour en extraire les facteurs de croissance. Réinjecté dans le site d'extraction, il agit comme un biomatériau actif qui :
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Accélère la cicatrisation des tissus mous et durs
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Réduit l'incidence des complications post-opératoires (alvéolite, retard de cicatrisation)
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Préserve le volume osseux alvéolaire, en synergie avec les biomatériaux de comblement
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Diminue le risque d'ostéonécrose chez les patients sous bisphosphonates ou dénosumab
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Favorise la régénération chez les patients diabétiques, oncologiques ou immunodéprimés
Cette approche biologique, parfaitement compatible avec tous les profils médicaux, fait partie intégrante du protocole d'extraction du cabinet pour les indications le justifiant.
Extraire ou conserver une dent : le bon choix
Toute dent ne mérite pas d'être extraite. Avant de prendre une décision, plusieurs éléments sont évalués :
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L'étendue de la destruction dentaire (carie, fracture, lésion endodontique)
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L'état du parodonte environnant (degré de mobilité, perte d'attache)
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La valeur stratégique de la dent dans la bouche (dent isolée, dent supportant un bridge, dent dans une zone esthétique)
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Le projet prothétique global du patient (court terme et long terme)
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Le rapport bénéfice-risque entre tentative de conservation et solution implantaire
Dans certains cas, conserver une dent fortement délabrée par des soins lourds n'est pas l'option la plus rationnelle à long terme. Dans d'autres cas, une dent apparemment condamnée peut être sauvée. Cette décision se prend en concertation avec le patient, sur la base d'un examen clinique et radiographique précis.
Prise en charge des patients à risque médical
Beaucoup de patients se voient refuser ou différer leurs extractions parce que leur état de santé impose des précautions particulières. Sans prise en charge adaptée, ces situations se compliquent : infections, douleurs prolongées, complications systémiques, échec ultérieur de la réhabilitation prothétique ou implantaire.
Le cabinet est structuré pour offrir à ces patients une chirurgie sécurisée, en lien étroit avec leurs médecins prescripteurs (cardiologues, oncologues, rhumatologues, médecins traitants), et avec un plateau technique adapté.
Patients sous anticoagulants ou antiagrégants
Le cabinet réalise les extractions chez les patients sous :
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Anticoagulants oraux directs (AOD) : Eliquis, Xarelto, Pradaxa, Lixiana
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Antivitamine K (AVK) : Préviscan, Coumadine, Sintrom
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Antiagrégants plaquettaires : Kardégic, Plavix, Brilique, Efient (y compris double antiagrégation post-stent)
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Héparines de bas poids moléculaire (Lovenox, Fragmine)
Conformément aux recommandations de la Société Française de Chirurgie Orale, l'arrêt systématique de ces traitements n'est pas imposé. Chaque situation est évaluée au cas par cas, en concertation avec le médecin prescripteur, et associée à des techniques d'hémostase locale renforcée (suture étanche, éponges hémostatiques, PRGF, colle biologique).
Patients sous traitements osseux (bisphosphonates, dénosumab)
Les patients traités pour ostéoporose ou en oncologie présentent un risque spécifique d'ostéonécrose des maxillaires (ONM). Le cabinet met en œuvre les protocoles préventifs recommandés :
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Évaluation préopératoire complète et coordination avec le médecin prescripteur
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Extraction atraumatique avec préservation des tissus
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Comblement osseux et PRGF systématique pour stimuler la cicatrisation
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Antibioprophylaxie adaptée
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Suivi rapproché de la cicatrisation
Sont concernés les patients sous :
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Bisphosphonates oraux : Fosamax, Actonel, Bonviva, Adrovance
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Bisphosphonates IV : Aclasta (zolédronate), Zometa
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Dénosumab : Prolia (ostéoporose), XGEVA (oncologie)
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Anti-angiogéniques et thérapies ciblées en oncologie
Patients en oncologie
Le cabinet accueille les patients :
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En cours de chimiothérapie, pour assainissement bucco-dentaire avant ou pendant le traitement
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Sous radiothérapie cervico-faciale ou aux antécédents de radiothérapie (risque d'ostéoradionécrose)
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Sous thérapies ciblées (inhibiteurs de tyrosine kinase, immunothérapie)
Une coordination est systématiquement établie avec le service d'oncologie référent pour aligner la prise en charge sur le calendrier thérapeutique du patient.
Patients diabétiques, immunodéprimés, polypathologiques
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Diabétiques (type 1, type 2, équilibrés ou non) : protocoles adaptés, PRGF pour favoriser la cicatrisation
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Patients greffés sous immunosuppresseurs
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Patients cardiaques porteurs de prothèses valvulaires (antibioprophylaxie d'endocardite)
Le déroulé d'une extraction au cabinet
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Consultation et bilan — examen clinique, radiographie panoramique, scanner 3D si nécessaire, évaluation de la dent et de son environnement. Pour les patients à risque, recueil exhaustif des traitements et antécédents, contact avec le médecin prescripteur si indiqué.
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Plan de traitement — discussion des options (extraction simple, extraction-implantation immédiate, préservation alvéolaire au PRGF), présentation détaillée du calendrier et du devis.
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Intervention — réalisée sous anesthésie locale, avec instrumentation adaptée pour préserver les structures osseuses et gingivales. Sédation consciente possible pour les patients anxieux. Prélèvement sanguin et préparation du PRGF en début d'intervention si indiqué.
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Comblement, PRGF ou pose d'implant — selon le scénario choisi, dans le même temps opératoire.
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Suites opératoires et suivi — consignes post-opératoires précises, appel au lendemain pour les patients à risque, contrôle à 8-10 jours, suivi adapté selon le projet implantaire. Compte-rendu transmis au dentiste référent et, le cas échéant, au médecin traitant.


Suites opératoires
Les suites d'une extraction moderne sont en général modérées :
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Sensibilité gérée par des antalgiques classiques pendant 2 à 4 jours
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Œdème modéré pendant 2 à 3 jours
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Saignement minime contrôlé par compression
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Alimentation molle pendant les premiers jours
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Hygiène buccale spécifique avec bain de bouche antiseptique
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Arrêt du tabac fortement recommandé pendant la cicatrisation
En cas de pose d'implant simultanée ou de comblement osseux, des consignes complémentaires sont fournies.
Pour les chirurgiens-dentistes correspondants
Le cabinet prend en charge en recours :
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Les extractions complexes : dents incluses, ankylosées, racines fracturées, dents de sagesse à risque
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Les extractions-implantations immédiates sur projet implantaire défini
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Les préservations alvéolaires au PRGF sur dents condamnées dans le cadre d'un projet prothétique
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Les extractions chez les patients à risque médical : anticoagulants, antiagrégants, bisphosphonates, dénosumab, patients en oncologie, diabétiques fragiles, polypathologiques, patients âgés
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Les extractions multiples préalables à une réhabilitation implantaire ou prothétique complète
Pour chaque patient adressé, un compte-rendu détaillé est transmis après chaque étape clé (consultation initiale, intervention, contrôle de cicatrisation). Le patient est systématiquement renvoyé à son dentiste référent pour la poursuite de sa prise en charge.